Pleins de choses à vous dire, si vous imaginiez. J'ai aimer, beaucoup de choses. Le sons et les sourires. Ca fait cinq jours que je ne dors plus chez moi, que je bouge un peu partout tout le temps et ça me fait un bien fous. Plus devoir supporter les voix de mes vieux. Sinon, je pleure souvent, comme ça, dans un coin, pour qu'on ne voit pas. Je bouffe la vie des gens, et les gens bouffe la mienne. Mais d'un coté, j'aime ça aussi. Je me considère un peu comme un objet, un simple jouet. Mais, tout est plus compliqué que ça. Je ne peux pas expliqué en détail, mais je ressens trop et pas assez à la fois. Et je suis en manque de certains regards. Les cinq jours étaient tellement étranges, comme si le temps s'arrêtait et repartait. J'aurai tellement aimer tellement de choses, tellement de moments. Puis, il y a toujours certains regards qu'on oublie pas, ou certains gestes. Je voudrais beaucoup de choses. Sinon, je suis un peu crevé à force. A force d'espérer. Mais on ne peut pas s'empêcher de vouloir, de courir après ce qu'on veut. Je suis trop en manque de tout. Je suis remplie de vide. Des fois, je voudrais pleurer, parce que y'a que ça qui sort, puis j'y arrive pas, ça bloque. Comme si je n'avais pas de coeur. J'essaye, je réspire, mais je ne force pas. je voudrais me soulager avec ces quelques larmes sur ma joue, mais je n'arrive même pas à faire sortir la chose. Puis, je voudrais trouver les bons mots, les bonnes phrases, comme dans les films. Savoir dire ce qu'il faut, pour que quelqu'un me comprenne. Mais je n'y arrive pas, je dis toujours ce qu'il ne faut pas dire. Et je veux toujours ce qu'il ne faut pas vouloir. Alors, je rêve, je m'échappe loin, bien loin pour continuer à espérer. Pour ne pas trop décevoir, puisqu'il y a toujours le rêve. Je voudrais bien ces bras, qu'ils me serrent fort jusqu'à étouffer mais bon. Je dois rester là ou je suis, bien loin de tout. Loin, très loin de tout. Quand je n'étais pas né, quand je n'avais pas encore refermé ma vie en boucle et que ce qui allait être infacable n'avait pas encore commencé d'être inscrit. Quand je n'appartenait à rien de se qui existe, que je n'étais pas même concu ni concevable. Quand je n'étais ni passé, ni présent, ni surtout futur. Quand je n'étais pas, que je ne pouvais être, simple possibilité qu'un rien suffisait a faire dévier route. Oui, cela pourrait commencer ici, ainsi, comme ça, dans cet endroit vide qui est à tous et à personne, où les gens se croisent presque sans se voir, où les vies s'entrechoquent, lointaine et régulière. Mon cas n'est pas unique; j'ai peur de mourir et envie en même temps et j'essaye de comprendre le monde imposé. J'ai pleuré, j'ai crié. Les larmes et les cris m'ont pris beaucoup de temps. Je ne suis rien, juste une silhouette claire qui cherche sa propre ombre. Puis on grandit, on évolue, tout change ou peut-être pas. Notre tête se remplie peut à peut de questions, et on se demande à quoi ça sert. On essaye de se différancier des autres, avec un autre style, une autre pensée. Mais on est 6 Milliards à vouloir se différencier, donc, on y croit plus trop et puis tant pis. On rentre dans la période, je fuck la société, je suis une rockeuse de la mort qui tue et je l'assume, je fuck mes parents, et j'ai six échecs dans mon bulletin, c'est trop cool. Puis on se rend compte combien on est pitoyable, on réalise un peu, on grandit encore. On essaye d'apprendre ce que l'on souhaite savoir ou entendre. On sort, et on danse. On va un peu plus loin que tout le blabla, on rencontre plus de gens, on découvre plus de monde, et on se rend compte peu à peu qu'on a rien d'original par rapport aux autres. Puis, on découvre l'amour, ce que s'est vraiment ressentir. On se dit que c'est beau, même si ça finit toujours en bordel. On voit l'amour partout, dans la rue, dans les livres, dans les films. Et on se demande pourquoi on est pas comme eux; pourquoi ce n'est pas plus simple. Puis, avec quelques circontences, on doute un peu de ce qu'on ne croit jamais avoir douter. Puis, ça nous saoule tout ça, y'a trop de fragements de choses qui font trop, ça nous étouffe. On gonfle de larmes, et là, on pleure vraiment, on éxplose et pas que pour des conneries cette fois, on pleure vraiment. On saute sur la radio, on allume la musique et on se drogue à ca. Puis on cour acheter de nouveaux cd, des tonnes, pour tout découvrir. On repleure sur une mélodie, et on a besoin de faire quelque chose, de soulager un trop. Alors, on rélfléchit pas, on prend un bic et une feuille et on déballe tout, tant. On écrit, des mots, des fois tellement incompréhensibles. On s'enferme, on vit des choses qui nous tue un peu. Et chacun a besoin d'une manière d'enlever le trop, de le faire sortir. On voudrait découvrir tout ce qui se passe sur le monde, mais aucun mot ne suffit.

